Redéfinir la productivité des alliages de titane grâce à l'EOS M4 ONYX

Prêt à faire évoluer vos applications en titane ?

3 septembre 2026 | Temps de lecture : 5 min

 

Dans la fabrication additive métallique (FA), les règles traditionnelles de l'impression 3Ddu titane (Ti64) imposent souvent des compromis indésirables. Parmi ceux-ci figurent une rugosité de surface élevée, le retrait manuel fastidieux des structures de support obligatoires pour les angles faibles, ainsi qu'un écart de productivité entre les résultats théoriques et les résultats concrets.

L’EOS M4 ONYX et notre nouveau jeu de paramètres Ti64 60 µm viennent bouleverser cette donne. Cette évolution s’inscrit dans notre philosophie consistant à adapter le procédé à l’application, et non l’inverse. Plus qu’une simple mise à jour matérielle, l’EOS M4 ONYX est une puissante synergie entre la puissance de six lasers et un logiciel intelligent, conçue pour repousser les limites de la fusion laser sur lit de poudre (LPBF) traditionnelle. Elle permet des impressions plus rapides et offre des propriétés exceptionnelles aux pièces, sans nécessiter de longues itérations de conception ou de processus.

 

Une meilleure usinabilité, de meilleures surfaces : un nouveau procédé pour le Ti64

L'impression à faible angle (sur la surface de la couche inférieure) a toujours constitué un obstacle majeur dans l'FA du titane. La poudre ayant une conductivité thermique bien inférieure à celle du métal solide, l'impression d'un surplomb au-dessus d'un lit de poudre peut entraîner une surchauffe localisée. Dans les procédés traditionnels, cela crée un bain de fusion instable, ce qui entraîne une surchauffe et un gondolage des bords pouvant entrer en contact avec le dispositif de recouvrement, ainsi qu'une rugosité de surface et la nécessité de recourir à des structures de soutien pour évacuer la chaleur.

L'EOS M4 ONYX résout ce problème en permettant une impression fiable en titane à faible angle, jusqu'à 25°–30°, sans aucun support. En éliminant les structures de support dans les limites d'application définies, les avantages se répercutent sur l'ensemble de votre flux de travail. Parmi ceux-ci, on peut citer :

  • Réduction du post-traitement : vous pouvez éliminer les heures de travail manuel habituellement nécessaires pour retirer les supports en titane difficiles à enlever.
  • Coût unitaire réduit : réduisez encore davantage la main-d'œuvre nécessaire et accélérez les délais de post-traitement, ce qui permet de réduire les coûts de production globaux.
  • Une plus grande liberté de conception : les ingénieurs peuvent concevoir des canaux internes complexes et des géométries légères sans se soucier de l'accessibilité après la fabrication.

Qualité de surface : au-delà de la paroi verticale

Si les parois verticales ne posent aucun problème, il est en revanche notoirement difficile de garantir une qualité de surface en titane homogène sur des géométries complexes et courbes. La solution réside dans la paramétrisation automatique des contours. Au lieu d’utiliser des paramètres statiques, le système adapte dynamiquement les réglages du laser en fonction de l’angle de surplomb local de la pièce.

Cela permet d'ajuster les paramètres de contour en fonction de l'angle de surplomb afin de maintenir des bains de fusion stables et de réduire la surchauffe, ce qui se traduit par une meilleure qualité de surface. De plus, cette paramétrisation avancée cible les surfaces orientées vers le bas, où la chaleur a tendance à s'accumuler. Les surfaces orientées vers le haut étant déjà stables et moins sensibles aux variations de surplomb dans les procédés traditionnels, cet ajustement ciblé offre un fini de surface remarquablement homogène. Les pièces sont produites dans une forme plus proche de la forme finale, ce qui réduit considérablement le recours à des opérations agressives de lissage de surface.

 

Productivité en conditions réelles

Un mythe répandu dans le secteur veut que la productivité d’un système soit entièrement déterminée par son taux de fabrication théorique : épaisseur de couche × distance de hachurage × vitesse de balayage. Mais en réalité, ce calcul ne tient absolument pas compte des « sauts » – ces périodes non productives pendant lesquelles le laser est éteint et où les miroirs du scanner se déplacent entre deux vecteurs. Ces microsecondes s’accumulent, créant un écart significatif entre les chiffres du tableur et le temps de fabrication réel. L'EOS M4 ONYX optimise la productivité de l'FA ation métallique dans des conditions réelles grâce à la synergie entre le matériel et les logiciels. Il est équipé de :

  • Six lasers extrêmement dynamiques : le passage de quatre à six lasers permet d'augmenter la couverture brute et la puissance de fusion.
  • Scanners de nouvelle génération : les scanners dynamiques avancés réduisent au minimum les pertes de temps lors des petits sauts effectués lors des changements de direction.
  • Ordre d'exposition intelligent : des algorithmes logiciels intelligents éliminent les traces dans le ciel et les sauts courts, tout en minimisant les sauts longs (supérieurs à 1 mm), ce qui permet d'optimiser la durée d'activation du laser.
  • Épaisseur optimale de 60 µm : cette épaisseur offre un équilibre parfait entre un dépôt rapide du matériau et une résolution élevée des détails.

En fin de compte, la véritable productivité se mesure à l'aune de l'horloge accrochée au mur, et non à l'aide d'une formule théorique. Le graphique ci-dessous présente des simulations des temps de fabrication de commandes comportant différentes pièces.

Porosité et intégrité du matériau

Dans les secteurs exigeants tels que l'aérospatiale et l'industrie médicale, la productivité n'a aucun sens si elle ne s'accompagne pas d'une intégrité irréprochable des matériaux. Les composants en titane sont souvent soumis à des contraintes de fatigue cyclique, dans lesquelles les défauts sous-jacents constituent les principaux points d'amorçage des fissures.

Les nouveaux paramètres du procédé d'impression en titane sur l'EOS M4 ONYX permettent d'obtenir une densité exceptionnelle sur l'ensemble du plateau d'impression, réduisant ainsi le taux de porosité à moins de 0,005 %. Ce résultat est d'une importance capitale car, jusqu'à présent, les valeurs rapportées dans la littérature étaient généralement des valeurs théoriques obtenues en laboratoire à l'aide de cubes de densité. Ici, nous parvenons à ce résultat avec des composants réels, même dans des configurations en porte-à-faux.

Notre équipe a constaté que la porosité du titane utilisé dans les anciennes générations de matériaux provenait généralement des extrémités des vecteurs. L’EOS M4 ONYX intègre de nouvelles fonctionnalités d’exposition spécialisées qui limitent activement la formation de pores dans ces zones critiques proches de la surface. En éliminant ces points de défaillance potentiels, le procédé permet d’obtenir d’excellentes propriétés mécaniques et les niveaux élevés de fiabilité exigés par les applications critiques.

Durabilité et coût

Rentabilité et durabilité vont souvent de pair. L’un des principaux coûts cachés de l’impression au titane réside dans les « projections », ces gouttelettes en fusion éjectées du bain de fusion. Ces particules surdimensionnées s’imprègnent d’oxygène lorsqu’elles sont en suspension dans l’air, ce qui altère leur composition chimique. Il est donc nécessaire de tamiser ces projections pour les éliminer. Si des gouttelettes retombent sur le lit de poudre pendant l’impression, elles peuvent entraîner l’apparition de défauts.

L'EOS M4 ONYX utilise des stratégies de balayage plus intelligentes pour réduire les projections à la source, offrant ainsi un double avantage évident :

  1. Développement durable : une réduction des pertes de poudre se traduit par une meilleure efficacité de l'utilisation des matériaux et une empreinte écologique réduite pour un matériau à forte intensité énergétique tel que le titane.
  2. Stabilité du processus : la réduction des projections permet de conserver le lit de poudre en parfait état, garantissant ainsi des pièces hautement reproductibles et exemptes de défauts. À terme, la réduction des pertes de poudre a un impact positif sur le coût unitaire et contribue à une production plus durable.
Matériau métallique EOS

L'intégration et la voie à suivre

Si l’EOS M4 ONYX est le modèle phare de cette innovation, EOS s’emploie activement à transposer ces avantages en termes de paramètres aux systèmes existants, notamment l’ EOS M 290 EOS M 400-4. En raison de différences matérielles, les machines plus anciennes n’atteindront pas la vitesse brute de l’EOS M4 ONYX, mais les utilisateurs bénéficieront tout de même d’améliorations mesurables en termes de qualité de surface, de densité et de réduction des projections.

L'EOS M4 ONYX se démarque grâce à sa technologie de numérisation de nouvelle génération, qui offre les performances dynamiques nécessaires à un paramétrage avancé et spécifique à chaque fonctionnalité. Cette solution a largement fait ses preuves et constitue une base fiable pour les flux de travail automatisés et la production en série à grande échelle. L’EOS M4 ONYX n’imprime pas seulement plus vite : il imprime plus intelligemment. En remettant en cause les anciennes règles relatives aux contraintes de surplomb, à la dissipation thermique et aux vitesses théoriques, il libère les concepteurs des contraintes imposées par les règles de conception traditionnelles.

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EOS M4 ONYX – Webinaire à la demande

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Avec les avis d'experts de Grenzebach, Siemens et Volkmann.

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